Ton hôte

[Expériences d’hospitalité à travers la ville]

Un parcours-spectacle-vie

Création 2018

 

 

La compagnie est en résidence de territoire dans des quartiers prioritaires Politique de la Ville à Clermont-Ferrand depuis 2016. Chaque année un projet se crée autour d’une hypothèse forte : le travail s’élabore à vue, in situ, en sollicitant et voyant comment réagit le territoire. 
En 2018, à l’issu des discussions et réflexions que nous avons eues avec les habitants, une hypothèse forte de travail s’est dégagée : l’hospitalité. Cette thématique n’est évidemment pas étrangère au monde  contemporain et plus spécifiquement à l’Europe qui semble aujourd’hui dépassée par la question des migrations. Elle en fait une crise en apportant des réponses uniquement économiques et sécuritaires. Les migrations sont présentées comme des anomalies alors que prises individu par individu, elles se révèlent sous un autre jour et interrogent notre capacité à répondre au réel autrement que par la peur et le repli
(la politique de l’autruche, en d’autres mots). Et puis, à notre petite échelle, nous vivions des expériences d’hospitalité très fortes avec les habitants : une hospitalité de la parole et du temps donnés, de la confiance. Nous avons alors commencé nos investigations dramaturgiques, sensibles et théâtrales …

TON HÔTE, c’est 6 expériences d’hospitalité jouées à travers la ville sur 5 grandes tables et performées par Les guêpes rouges-théâtre qui ont rassemblé des artistes mais aussi des grands témoins et des participants amateurs. C’est un projet à géométrie variable. Chacune des tables est indépendante l’une de l’autre et constitue une proposition en soi. Mais aussi, l’ensemble des tables est pensé comme un parcours à suivre à travers l’hospitalité. 
Il y a donc 6 propositions, performées par : 2 grands témoins, 5 artistes professionnelles, une enfant et 5 participants amateurs.

A écouter : Le reportage de L’Onde Porteuse ICI

Anila

Récit d’un grand-témoin

Dans TON HÔTE, Anila nous convie autour de sa table, nous offre un peu d’eau, puis nous raconte son parcours depuis l’Albanie jusqu’à la France. Rachel pose des questions, transforme le récit en conversation partagée avec les spectateurs. Arrivée à Lyon, Anila restera plusieurs semaines avec ses enfants et son mari sous un pont, près de Lyon-Perrache, dans une tente. Invisible et tellement là, sans recours pour manger, se réchauffer et dormir. Puis de la tente à l’algeco (« une vraie maison », dit-elle), au CADA (Centre d’Accueil des Demandeurs d’Asile), au logement social et à l’appartement qu’elle occupe aujourd’hui et où elle fête l’anniversaire de son titre de séjour. Comment transforme-t’on sa vie ? Comment donner du sens à la misère ? Comment porter des idéaux humanistes ?

ANILA 20
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Pierre

Récit d’un grand-témoin

Pierre, grand-témoin, partage une expérience professionnelle : celle d’un ancien travailleur de l’OFPRA, l’Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides. Pierre est l’homme blanc derrière le bureau qui reçoit les demandeurs d’asile et les aide à constituer leur dossier et le fameux récit de leur histoire. Pierre aurait pu parler pendant des heures, il a des récits de vie, des anecdotes de travail, à foison. Après des jours d’échanges, nous avons structuré son récit autour du dossier de demande d’asile. Tout en détaillant le dossier, Pierre égraine anecdotes, réflexions et retours sur le sens de tout ceci. Car Pierre est parti de l’OFPRA parce que la déshumanisation du traitement des demandeurs d’asile lui était devenue insupportable.

Tout corps plongé dans l’hospitalité …

Danse-théâtre

L’Europe, ou plutôt l’Union Européenne et ses 28 États membres « In varietate concordia » : unie dans la diversité (et c’est la devise de l’Union Européenne…). D’après la Commission européenne, « cette devise signifie que, au travers de l’Union européenne, les Européens unissent leurs efforts en faveur de la paix et de la prospérité, et que les nombreuses cultures, traditions et langues différentes que compte l’Europe constituent un atout pour le continent. » Et toi t’en penses quoi ? Ici, l’Europe est mise à l’épreuve du corps qui veut arriver.

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L’hospitalité, et vous ?

Cartographie et réflexion collective sur l’hospitalité

Autour d’une grande table sur laquelle est posée une nappe en papier blanc épais, les participants se font face, formant ainsi deux groupes. On fait connaissance : d’un côté comme de l’autre il y a des femmes, des hommes, qui partagent des valeurs. Puis les actrices, qui sont les meneuses de jeu, tracent une grande ligne qui partage la table en deux, une grande frontière entre NOUS et LES AUTRES. Et le jeu peut commencer : LES AUTRES frappent aux portes de l’Europe, ils demandent à entrer. Et l’équipe NOUS doit trouver une réponse à apporter à cette demande. S’invente alors un dialogue entre NOUS et LES AUTRES, guidé par les deux meneuses de jeu.

Plus d’informations ICI

Quand est-ce qu’on se parle ?

Théâtre de la parole

Sophie Lannefranque est comédienne, auteure et metteure en scène. Elle accompagne le travail de résidence de la cie Les guêpes rouges-théâtre depuis 2016. Elle a écrit le texte Quand est ce qu’on se parle ? à partir de rencontres avec des femmes de quartiers prioritaires, lors de la résidence de territoire des Guêpes rouges-théâtre. Issues pour certaines d’autres cultures, habitantes depuis plus de 30 ans de ces quartiers, toutes portent haut la voix et leur rapport au monde : il faut se retrousser les manches, se parler et agir ! Nadia, le personnage qui noue toutes ces femmes en une, invite autour de la table à une réflexion sur le Nous. Son arme de relation massive, c’est la parole.

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Restaure-toi

Vie partagée 

Restaure-toi est une proposition qui diffuse le théâtre dans la vie, et inversement. 5 à 6 personnes qui ne sont pas des comédiens professionnels (ni même des comédiens amateurs) invitent un par un chaque spectateur. Avec un cadeau à partager avec lui : le récit d’une chose qui le restaure. Parce qu’il n’y a pas que ce qu’on mange qui nous restaure, parce que chaque personne est une oeuvre potentiellement, et que les œuvres, avec le temps, ont besoin de restauration.
La parole de chacun des amateurs est travaillée avec eux, le contenu étant laissé à leur propre choix, pour constituer une expérience de mise en hospitalité de nos nourritures immatérielles.

Conception et mise en scène : Rachel DUFOUR 
Avec : Chrystel PELLERIN, Anne GAYDIER, Sophie LANNEFRANQUE, Sandrine SAURON, Rachel DUFOUR

Grands-témoins: Anila PAPA-LOCI, Pierre LAPEYRE

Amateurs: Une enfant, 6 amateurs
Création scénographique: Yolande BARAKROK

Avec la collaboration éclairée : Gérard GUIEZE, philosophe

 

L’ensemble du projet a été co-produit par Effervescences, soutenu par Migrations et Les Contre-Plongées, à Clermont-Ferrand, ainsi que par Clermont Métropole.
Il a été élaboré en résidence de territoire en quartiers prioritaires Politique de la Ville à Clermont-Ferrand avec le soutien de la Politique de la Ville de Clermont-Ferrand et de Clermont Métropole, de la Direction Culture de Cermont-Ferrand, du Commissariat Général à l’Egalité des Territoires, de la DRAC Auvergne-Rhône-Alpes, du Conseil Régional Auvergne-Rhône-Alpes, et du Conseil Départemental du Puy de Dôme

 

La cie LES GUÊPES ROUGES-THÉÂTRE est conventionnée par  LE MINISTÈRE DE LA CULTURE ET DE LA COMMUNICATION / DRAC AUVERGNE RHÔNE-ALPES.
Elle est conventionnée par LE CONSEIL RÉGIONAL AUVERGNE RHÔNE-ALPES dans le cadre de l’aide à la compagnie.
Elle est conventionnée par LE CONSEIL DÉPARTEMENTAL DU PUY-DE-DÔME.
Elle est accueillie en résidence triennale de territoire par LA VILLE DE  CLERMONT-FERRAND.