Stand Up

[ Rester debout et parler]

Création 2017

Dans Stand Up / rester debout et parler, celle qui arrive s’appelle Alvie Bitemo. Elle est noire. Elle est née au Congo, elle vit en France depuis 2010. Elle est à la fois musicienne-auteure-interprète et comédienne. Elle parle et déroule ces questions : prenons-nous bien la mesure de l’occidentalisation de notre lecture du monde ? qu’est-ce qu’être une actrice noire en France aujourd’hui ? qu’est-ce qu’être une femme noire et africaine en France aujourd’hui ? Comment vivons-nous ?

Notre théâtre s’incarne dans la parole puissante : par quelles langues, quels saisissements du monde, pouvons-nous inventer chaque soir une tentative de relation entre une actrice et des spectateurs? Et quelles relations allons-nous engager avec les spectateurs, avec leur corps (commun et individuel), avec le monde et avec notre capacité commune à désirer plus que ce que nous accomplissons, à avoir plus de possibles que nous ne l’imaginons ?

Comment parler, faire œuvre de mots, est une possibilité de se mettre debout. Exercice performatif pour l’acteur et pour le théâtre (qui se met à l’épreuve de la relation brute avec le public sans la protection des décors, accessoires, personnages, ni de l’histoire). Théâtre de la parole et de la relation, empruntant au meeting politique, au témoignage éclairé, à l’orateur et bien sûr au comique.
Et la question politique, sociale, raciale et sexuelle de cette parole sera centrale dans Stand up ! Rester debout et parler
Sans concession à la facilité, ni à une langue paresseuse, cette création est envisagée comme un véritable exercice scénique.

Autour d’Alvie, nous sommes quatre : Florence Pazzottu, auteure, elle dit « ce qui m’intéresse, c’est ce scandale de la présence d’un corps devant soi, c’est d’aller le plus loin possible dans les endroits où se suspend la pensée ». Pierre-François Pommier, collaborateur artistique. Nicolas Masset, créateur lumières. Et moi, Rachel Dufour, metteure en scène.

Durée : 1 heure 15

Conception et mise en scène : Rachel DUFOUR
Collaboration artistique : Pierre-François POMMIER
Écriture : Florence PAZZOTTU
Parole en direct et jeu :
Alvie BITEMO
Lumières : Nicolas Masset assisté de Fanny Walser

Coproduction : Le Caméléon – Pont du Château

Accueils en résidence de création :
Le Caméléon – Pont du Château
La Cour des Trois Coquins Scène Vivante – Ville de Clermont-Ferrand
Animatis – Ville d’Issoire
Théâtre de Châtel-Guyon
Théâtre des Ilets – CDN de Montluçon

Aide à la création de : la SPEDIDAM 

Avec le soutien du Fonds SACD Humour/One Man Show

La cie LES GUÊPES ROUGES-THÉÂTRE est conventionnée par LE MINISTÈRE DE LA CULTURE ET DE LA COMMUNICATION / DRAC AUVERGNE RHÔNE-ALPES. Elle est conventionnée par LE CONSEIL RÉGIONAL AUVERGNE RHÔNE-ALPES dans le cadre de l’aide à la compagnie. Elle est conventionnée par LE CONSEIL DÉPARTEMENTAL DU PUY-DE-DÔME. Elle est accueillie en résidence triennale de territoire par LA VILLE DE  CLERMONT-FERRAND.

Lecture-discussion Elle habitent la frontière
Avec Alvie Bitemo (comédienne-chanteuse) et Rachel Dufour (metteure en scène-comédienne) / Cie Les guêpes rouges-théâtre
Alvie Bitemo et Rachel Dufour ont créé ensemble le spectacle Stand Up / Rester debout et parler qui explore ces questions : Prenons-nous bien la mesure de l’occidentalisation de notre lecture du monde ? Qu’est-ce qu’être une actrice noire en France aujourd’hui ? Qu’est-ce qu’être une femme noire et africaine en France aujourd’hui ? Comment vivons-nous ? Au cours de cette lecture, elles proposent une conversation au fil de textes de littérature francophone écrits par des femmes auteures noires. Afropéennes, vivant en France ou en Afrique, elles interrogent et scrutent pour mieux les flouter les questions des frontières et des dominations. Ni carte touristique, ni promotion d’un exotisme, ni regard anthropologique, cette lecture met au centre une pensée afropéenne qui dit : « Il est sans doute temps à présent d’entrer, en France comme ailleurs en Occident, dans une ère post-occidentale. Il va falloir cesser de se cramponner à un monde disparu, habiter sa propre hybridité, poursuivre sereinement un processus identitaire normal, c’est à dire en constante mutation. La culture française n’est pas donnée pour toujours, elle se fait au quotidien, et ce sont les personnes qui vivent en France qui la créent » in Léonora Miano dans « Les Noirs réalité de la France », Habiter la frontière