Résidence de territoire

La cie Les guêpes rouges-théâtre construit, depuis 2011, un théâtre de territoire en imaginant des propositions théâtrales ovni qui prennent appui sur des moments de vie collective dans la cité pour injecter du théâtre, créer des spectateurs dans un aller-retour constant entre le citoyen et le spectateur.
Après une résidence triennale à Riom et deux résidences triennales à Beaumont, Les guêpes rouges arrivent à Clermont-Ferrand.

Résidence de territoire à Clermont-Ferrand (2016-2018)

LES HAUTS PLATEAUX
Théâtre à table pour territoires curieux

Au croisement de la Culture et de la Politique de la Ville : LES HAUTS PLATEAUX , un théâtre à table, décentralisé, pour mieux habiter la ville.
C’est une résidence de quartier développée sur trois ans : 1 année par quartier avec un travail de territoire qui donne lieu à la représentation d’un HAUT PLATEAU différent chaque année et à de nombreuses actions croisées avec la Ville, ses acteurs culturels et ses habitants.
C’est aussi l’idée de créer et de jouer du théâtre en décentralisation à 3 kilomètres : faire bouger les frontières du centre et des quartiers, brasser, mixer, partager pour mieux habiter.
C’est la culture du spectacle vivant apportée sur un plateau ! C’est surtout le théâtre comme réappropriation de sa puissance de perception du monde et d’écriture de sa vie.

Les résidences de territoire

En 2016 : Champratel

En 12 mois de présence dans le quartier, nous avons pris le pari de sortir et d’aller à la rencontre des habitants, sans savoir à l’avance ce qui allait émerger. Le théâtre est un outil formidable : pour parler en mettant à bas les assignations, les sur-représentations. Nous sommes 4 comédiennes qui sont aussi auteure, vidéaste, metteure en scène, et encore citoyenne, mère, femme active…. Nous avons parié sur l’art que nous pratiquons – le théâtre – pour faire rencontre, faire lien, occuper l’espace public (aussi pour le libérer, et lui rendre sa fonction d’agora). Nous ne sommes pas des travailleurs sociaux : nous n’en avons ni les compétences ni la formation.
Mais nous pensons que le théâtre peut être un véritable levier pour le développement social.
Le théâtre peut être le lieu de la réappropriation de la puissance de chacun : dans une ambiance globale de renoncement (à la parole, à l’espace public, à la fonction de citoyen, à la démocratie, à sa place sociale, et parfois même à l’accès aux soins et aux droits), le théâtre peut être l’endroit qui restaure la parole, qui rend le pouvoir, qui recrée le lien.
Ce sont de grands mots. Mais c’est la réalité vécue au jour le jour dans le quartier de Champratel.

Nous avons, au cours des 12 mois passés, parlé, beaucoup ! Et avec le plus possible. Nous sommes allées à la rencontre. Il y avait des rencontres faciles (les enfants attendent toujours qu’on leur propose des choses dans le quartier), des rencontres pudiques (il faut du temps avec beaucoup de femmes pour que la confiance s’instaure et déclenche des échanges), des rencontres musclées (avec les grandEs adolescentEs et avec les jeunes majeurs qui sont pour beaucoup dans une attitude de défiance, de provocation derrière laquelle se cache une urgence à dire).

Et chaque fois il y avait le théâtre : par quels jeux, dispositifs de parole, allions-nous pouvoir amorcer la rencontre et surtout poursuivre un échange dynamique. Pas une petite conversation anodine, non : des échanges qui nous mettent en lien avec nos vies, nos choix, le monde dans lequel nous vivons, des échanges qui peuvent nous mettre en action.

Tables ouvertes avec les habitants, représentations de NoS FuturS, réalisation et diffusion de 66 AutoPortraits d’habitants, mise en place de Allons au théâtre ensemble, rencontres dans les écoles…

Les résidences de territoire

En 2017 : aux Vergnes

Depuis fin janvier 2017, Les guêpes rouges sont arrivées aux Vergnes. Après le petit quartier presque villageois et familial de Champratel, nous changeons d’échelle : nous passons de 750 habitants à environ 2800, avec treize tours, beaucoup d’associations sur place, un centre social, une maison de quartier, Le château des Vergnes, un petit centre commercial, deux écoles, une crèche, un marché, une présence régulière du Prévention Action Rue et Quartiers (PARQ), etc… Mais aussi des problèmes de jets et de prise en charge des ordures, d’occupation et de vie du centre commercial, un aménagement urbain du quartier vieillissant et peu propice à une pratique agréable de l’extérieur…

Deux enjeux pour nous se sont nettement décidés :
Comment être à la mesure du quartier (de sa taille, de son activité, de ses enjeux) ?
Comment ne pas bégayer artistiquement ce qui s’est élaboré en 2016 à Champratel ?

Comme en 2016, nous gardons la méthodologie du projet d’implication et les 3 zones de travail définies : une zone de rencontre (on active de la rencontre étonnante et en profondeur avec les habitants), une zone artistique (on commence à élaborer un spectacle à vue et en réflexion avec les habitants), une zone de rebond (et qu’est-ce qu’on fait encore ensemble qui lance un élan au-delà de notre présence éphémère?).

Nous mettons la parole au centre : avec la collaboration de L’Onde Porteuse, nous cultivons le format radiophonique pour prendre la parole comme un outil de construction de son rapport au monde, aux autres et à sa propre pensée.

La cie LES GUÊPES ROUGES-THÉÂTRE est conventionnée par LE MINISTÈRE DE LA CULTURE ET DE LA COMMUNICATION / DRAC AUVERGNE RHÔNE-ALPES. Elle est conventionnée par LE CONSEIL RÉGIONAL AUVERGNE RHÔNE-ALPES dans le cadre de l’aide à la compagnie. Elle est conventionnée par LE CONSEIL DÉPARTEMENTAL DU PUY-DE-DÔME. Elle est accueillie en résidence triennale de territoire par LA VILLE DE  CLERMONT-FERRAND. Dans le cadre de ce projet de territoire la cie est également financé par le CGET (Commissariat Général à l’Egalité des Territoires).