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Les guêpes rouges-théâtre

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LES SPECTACLES
Opéra

 

 

La Cambiale di matrimonio
Le Chèque-mariage

Création 2010

 
     
Farsa graciosa di matrimonio en un acte (1810)

 

Musique : Giocchino Rossini
Livret : Gaetano Rossi

Mise en scène et scénographie : Rachel Dufour
Adaptation musicale : David Walter
Traduction du livret : Gérard Loubinoux
Lumières : Catherine Reverseau
Costumes (création) : Céline Deloche
Costumes (réalisation) : Evelyne de Graeve, Véronique Henriot
Création vidéo : Chrystel Pellerin, Laurent Vigliano
Régie vidéo : Chrystel Pellerin, Laurent Vigliano (en alternance)
Régie générale : Franck Aracil
Décor (réalisation) : Atelier Artifice
Pianiste, chef de chant : Philippe Marty

Fanny : Olga Listova
Tobia Mill : Pierre Villa-Loumagne
Slook : Mickaël Guedj
Edoardo Milfort : Cyrille Dubois
Clarina : Lucia Napoli
Norton : Florent Mbia

Solistes de l'Atelier lyrique 2010-2011

Ensemble instrumental

     

 

Présentation    
   
       

Intentions de mise en scène :

L'histoire qu'on connaît.
C'est classique : deux amants sont séparés par les désirs d'affaires d'un père qui a conclu un marché juteux en vendant sa fille à un riche américain. Le mariage est une affaire comme une autre pour ce négociant qui ne connaît pas la crise. Ensuite, tout est comme d'habitude : l'américain arrive, trouve la jeune fille très à son goût, elle non, se réjouit de la bonne transaction engagée, elle non, ne voit pas plus loin que le pli de son porte-feuille, elle si. Du bonheur des riches au bonheur des amants, il y a un gros micmac à débrouiller, un américain à duper, un père à contourner, un monde à basculer. Quand les cours financiers remplacent les cours du coeur, les bourses spéculent sur des bonheurs à venir achetés à grosses liasses misées sur tapis blancs. Les amants, les jeunes, ceux-là qui ont poches vides et illusions plein le coeur, veulent conquérir leur bonheur (pas marchand pour un sou) et jeter par-dessus bord les impératifs économiques qui étouffent leurs désirs amoureux. Ils y arriveront, ils retourneront l'américain de leur côté (pas si bête, pas si entêté, pas si borné par ses sous, finalement) qui retournera lui-même le fameux chèque-mariage et le père avec. Les hommes signent, encaissent, débitent un univers où ils trouvent l'or et perdent le nord.

Un livret en jeu, des mots en images.
Rossini, c'est chanté en italien. Mais le chant ne dit pas tout et avant que la parole ne suffise plus à faire éclater les coeurs, les personnages parlent : il y a les récitatifs. Ça parle, ça joue, ça devient du théâtre. Alors, nous choisissons de traduire les récitatifs en français : à l'italien le chant, les airs de confusion, les airs de désespoir et d'amour; au français les échanges rapides, commerciaux, les tactiques et les avanies du coeur. Et pour que tout soit clair, les airs en italien sont traduits en sur titrage. Mais pas question de faire défiler dans un coin en haut, ou en bas, les traductions pour néophytes : tout ce que diront les personnages pourra être retenu contre nous. Sur l'écran blanc du monde économique, les courbes des marchés internationaux se mêlent aux courbes des femmes à vendre (qui sont fort bien cotées) et aux courbes des phrases qui oscillent à travers les intérêts et les sentiments. Les mots s'inscrivent dans le monde et sur les corps et tatouent les cours chiffrés d'une encre humaine qui se débat dans la course aux actions.

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En savoir plus...    
 
       

Quand? Où? Comment? Quelques petites précisions pratiques

 


Oui, cet opéra, La Cambiale di matrimonio, a été écrit en 1810, voilà exactement 200 ans. C'est long et c'est rien du tout. C'est tellement rien du tout, deux cents ans, qu'on serait tenté de réduire à néant cet écart temporel et de s'épargner la distance chichiteuse des costumes d'époque qui diraient : "regardez, ça se passe il y a si longtemps". Alors, on ne choisira pas des costumes d'époque parce qu'on aimerait bien pouvoir murmurer au contraire "regardez, ça se passe juste maintenant".
Oui, la Cambiale di matrimonio, c'est écrit dans le livret, ça se passe dans la maison du père, dans une salle "élégante et simple" qui donne sur d'autres appartements et dans laquelle il y a une petite table sur laquelle est posé un nécessaire à écriture et un livre dans lequel on rangera soigneusement la lettre. C'est précis. On retiendra l'élégance simple du riche commerçant qui sait la valeur des choses marchandes et le prix du luxe. Pour la table, le nécessaire à écriture et le livre, on verra.
Reste le "Comment?". Un peu comme on a dit déjà : l'écran du monde qui entre dans la maison et écrase de son poids et de sa taille les intérieurs élégants pour crier l'urgence des chiffres. L'écran où s'affrontent le monde extérieur et le monde intérieur, les enjeux commerciaux et les enjeux humains, la peau des femmes et la peur des hommes.

 

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Album    
   
       
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Centre ESPACE - Thiers - Vendredi 30 avril 2010 - Horizon Photographie - Ludovic Combe

         

 

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